lundi 28 avril 2008

n° 9: publicité en ligne

Les limites formats traditionnels (bannières, butons, slyscrapers etc.) en termes de créativité et aussi de rendement étant atteintes, les annonceurs se sont tournés vers des solutions beaucoup plus élaborées du rich média , telles que les objets animés / Out of the box, le Flash transparent, l’habillage de texte, les vidéos événementiels. Et ce n’est pas fini. En septembre dernier Google a été premier a lancé une nouvelle catégorie, du rich média sur mesure avec son nouveau format Gadgets Ads, un format totalement interactif mélangeant animations flash, vidéos, sons et images. Pour l’instant, seuls de grands annonceurs comme Sony Ericson et Coca Cola ont fait le teste. Place de leader sur le marché oblige d’être le premier à se démarquer de la concurrence avec une longueur d’avance.

Et si les moteurs de recherche d’une part et les agences de communications d’autre part se partage le champ de l’innovation pour créer des formats de plus en plus créatifs, cela n’est pas sans conséquences pour la répartition des budgets de communication. 85% des budgets marketing aujourd’hui sont consacrés à la diffusion et seulement 15% sont accordées à la création. Pourtant ce rapport poursuit son évolution pour se retourner en faveur de la création. Or, les agences de communication ont tout intérêt à commencer à ajuster ses voiles sur ses prévisions. Cependant, c’est un ratio concernant la toutes les formes de communications, pas seulement la pub. Parce qu’en termes de publicité, plus de création n’égale pas moins de budget de diffusion. Alors de quel type de création il s’agit ? La créativité du contenu avec lémergence du concept de Brand Content.

On a de moins en moins tendance à remettre en cause l’efficacité d’Internet en tant que média de masse. Pourtant une autre question se pose : la question sur l’avenir de la publicité en tant que telle. Or d’une part Internet a donnée le vent en poupe de la publicité (nouveaux formats, possibilités de toucher de nouvelles audiences etc.) et d’autre part Internet remet en cause le format « publicité » et a donné les bases d’un tout nouveau discours client. Le Brand Content constitue ainsi une communication à part entière avec de nouvelles règles. La publicité s'adresse, lui, à l'individu en tant qu'acheteur. Le contenu de marque s'adresse à l'individu complet, en tant que parent, citoyen, cinéphile. La publicité se focalise sur un produit ou la marque, qui ne sont qu'une (très) petite partie de notre quotidien. Le contenu, au contraire, se déploie dans un ensemble, se rapporte à l'expérience et déploie. Les techniques décalées, souvent définies comme buzz ou marketing viral qui utilisent des canaux alternatifs (forum, blog) pour se faire connaître sont une forme de Brand Content. Pourtant d’un point de vu fonctionnel, ces nouvelles techniques représentent aussi de contraintes pour l’internaute : poids, temps de téléchargement etc. Donc, afin d’attirer leur attention et de se démarquer de la concurrence, une grande dose de créativité est absolument indispensable. Donc quand on dit que les budgets vont de plus en plus se diriger vers la création au détriment de la diffusion, c’est de cette création là qu’on parle. L’annonceur produit une création afin d’attirer et d’impliquer l’audience qui devient le canal de diffusion du contenu. Pourtant, la créativité n'est pas le seul facteur de succès. Voici un tableau, proposé par Randish dans l'article "A Visual Tour Through the basics of Social Media Marketing", qui montre les éléments d'un contenu susceptibles de produire un effet viral ou non.

Turn-Ons

Turn-Offs

· Stunning Design

· Obtrusive-Ads

· Ad-Free Content

· Poor Site Architecture

· Non-Commercial Content

· Forced Registration

· Clever Graphics

· Bad Site Search

· Clear, Concise Writing

· Long, Dynamic URLs

· High Accessibility

· Unprofessional Design

· Authoritative Source

· Hard-to-Read Text

· Clear Navigation

· Splitting of Article Content into Multiples Pages

dimanche 27 avril 2008

Adwords: les moteurs de recherche à la conquête de toujours plus d'annonceurs

Même encore aujourd’hui l’une des formes publicitaires privilégiées par les annonceurs reste les liens sponsorisés et le référencement naturel. Les premiers à en tirer profit ne sont autres que les moteurs de recherche. 40% des investissements publicitaires en ligne en France se font sur les liens sponsorisés. L'un des poumons des agences en communication est le référencement payant. Dès lors, il est facile de comprendre pourquoi Google, Yahoo! et Microsoft se battent à couteaux tirés pour améliorer leurs outils de recherche. La qualité pour développer l'audience. Et l'audience pour attirer les annonceurs. L’offre d’achat lancée il y a deux mois par Microsoft sur Yahoo ! n’est rien d’autre que la réplique d’un géant de la technologie qui essaie de contrer l’imbattable Google (9/10 recherches sur la Toile en France). En attendant de savoir si la stratégie de Yahoo ! de s’associer à Time Warner va marcher afin d’échapper à Microsoft, une autres bataille se poursuit : celle de l’innovation.

Rien que cette année, Live Search, le moteur estampillé Microsoft, a annoncé l'amélioration de son algorithme de recherche. L’index a été élargi, en multipliant par quatre la bibliothèque. Même discours chez Yahoo!. L'entreprise travaille sans cesse son algorithme de recherche afin de l'améliorer par petites touches successives.

Parallèlement, de nouveaux outils sont ajoutés comme, par exemple, la recherche assistée qui suggère à l'internaute les mots-clés approchant ceux de sa requête initiale. Dans le même esprit, Google a aussi lancé cette année une suite bureautique on line. Et a totalement ouvert Gmail, sa plateforme webmail.

Autre tendance de fond: les entreprises de search veulent tendre vers la «recherche universelle» ou encore les moteurs de convergence. En clair, les moteurs iront chercher les réponses aux requêtes des internautes sur l'ensemble du Web, vidéos et photos comprises. A ce sujet, la dernière version d'Ask, baptisée Ask 3D, semble être la plus aboutie à l'heure actuelle en France. Un panneau sur le côté droit de l'écran est dédié à l'affichage de photos et de contenus multimédias comme des vidéos ou des clips musicaux. De même, Ask 3D permet de visualiser diverses catégories relatives à la recherche comme des billets tirés de blogues ou bien encore des images tirées d'actualités publiées sur le Web.

Et si les moteurs de recherche travaillent leurs algorithmes et leurs services complémentaires, Google domine le marché du search pour de vrai. Une place de leader qui lui donne le pouvoir de prendre des décisions toutes aussi audacieuses. En septembre dernier, Google a annoncé que les remises faites pour l'achat massif de mots-clés prendraient fin en 2009. Un système mis en place lors du lancement d'AdWords sur des marchés où la compagnie détient des parts de marché phénoménales (9/10 recherche en Europe principalement). Un système win-win, qui permettait à Google de faire connaître, mais surtout de développer AdWords. Concrètement, que va changer cette remise à plat? Selon certains spécialistes les agences se différencieront par leur valeur ajoutée et non plus leur capacité à obtenir des remises, ainsi la démarche de Google va permettre d'écrémer le marché. Pour leur part, Yahoo! et MSN n'ont toujours pas supprimé le principe des ristournes. C’est totalement compréhensible. Les régies de liens sponsorisés de Yahoo! et MSN n'ont pas encore la force de Google. Elles restent tributaires du système de remise afin d'attirer et de fidéliser les annonceurs.

Reste à savoir c’est pour quand le détrônement du Google ?

jeudi 17 avril 2008

La bataille des titans: Les géants des médias se lancent à leur tour dans la bataille pour Yahoo!

La bataille pour le contrôle de Yahoo ! prend une dimension inattendue. Selon des informations du Wall Street Journal, mercredi 9 avril au soir, qui cite des sources "proches du dossier", les dirigeants de Yahoo !, premier portail Internet au monde, négocieraient avec ceux du groupe de médias Time Warner, deuxième dans sa catégorie, pour résister à la tentative de rachat par Microsoft, numéro un mondial de l'édition de logiciels. Dans le même temps, pour venir à bout de Yahoo !, Microsoft serait en discussions avec News Corp, premier groupe de médias au monde, pour lancer une offre d'achat conjointe...

Quels sont les enjeux de cette bataille de titans ? Il y en a principalement deux. D'abord, un affrontement pour capter les dépenses des annonceurs en ligne, qui constituent la principale source de revenu des sociétés Internet, et qui croissent de 30 % par an.

Ensuite, pour Microsoft, il y a la volonté de contrer Google, qui ramasse la plus grosse part du gâteau publicitaire en ligne.

A suivre...

samedi 5 avril 2008

Les marques visionnaires

Aujourd’hui le consommateur a tout dont il a peut être rêvé (inconsciemment) il y a quelques décennies ou même années. Le choix de produits et de services est énorme, à tel point qu’il a souvent du mal à s’y retrouver. La qualité, les standards, la performance des produits sont là aussi, concurrence oblige. Accessibilités 24/24, achat à distance, paiement électronique, tout est là pour faire fonctionner la machine de la consommation. Et pourtant, le consommateur n’est pas plus satisfait qu’il y a quelques années quand « consommer », ça prenait un peu plus d’efforts de sa part.

La raison : les consommateurs cherchent à donner un sens à leur vie, au-delà du seul pouvoir d'achat. Dans les achats ordinaires de leur quotidien, souvent un peu gris, ils cherchent l’expérience, la simplicité des relations humaines, l’harmonie avec soi-même et avec le monde qui les entourent. A l’instar des produits et des services de moins en moins différents, qu’est-ce qui nous fait choisir tel ou tel produit, ou telle ou telle marque. La performance, la qualité ? La capacité des marques à dépasser et même à sortir du simple discours commercial et proposer des contenus faisant appel à l'intelligence, avec souvent un regard au second degré sur le produit. On a dépassé le temps où leur rôle c’était de produire un produit donnée destiné à un besoin concret. C’est plutôt de gagner le client en dehors du discours commercial et de lui dire « Je pense à toi non seulement en tant que client, mais aussi en tant qu’individu». Qu'elles le veuillent ou non, les marques sont désormais tenues pour coresponsables du monde tel qu'il va. Elles n'ont donc plus d'autres choix que de prendre position et d'affirmer au nom de quelle vision du monde, ou de quel idéal, elles produisent. D'ailleurs, comment acheter des produits correspondant à nos convictions si les entreprises n'en proposent pas?

mercredi 12 mars 2008

“On the Internet, nobody knows you’re a dog.” ... true?!

Selon une étude du cabinet américain ComScore pour le New York Times, les grandes compagnies sur la Toile n'ont jamais été aussi au courant des habitudes et des goûts des internautes, grâce au grand nombre de données qu'elles collectent sur eux. "Les entreprises suivent les traces que les gens laissent derrière eux sur Internet et les analysent pour anticiper leur prochain mouvement." Dans la majorité des cas ils font appellent à des sociétés spécialisées dans la gestion et le contrôle de bandeaux publicitaires comme Double Click et Atlas qui stockent des données. Tendances à suivre ...
www.nytimes.com/2008/03/10/technology/10privacy.html?_r=2&hp&oref=slogin&oref=slogin

mercredi 5 mars 2008

Apprendre à écouter le consommateur ... Internet l'a rendu possible, mais pas évident

Internet a révolutionné le monde du marketing dans tous ses aspects. Focus maintenant sur les nouvelles tendances dans les études marketing.

Rares sont les domaines qui n’ont pas recours aux études en line. Les raisons : budgétaires, logistiques, recueil automatique et facilité des données, délai de réponse, précision des informations, instantanéité et interactivité des messages, observations directe, moins de distance avec le consommateur,

Les outils et les méthodologies de recherche sont aussi nombreux que les raisons et sont constamment repensés. En commençant par les access panels on line, les omnibus, les hybrides de type VAMP (Virtual Anthropology on Micro Panel : échantillon de panélistes on line qui répond à un questionnaire quantitatif et interagit avec un animateur sous forme de chat) et en passant par les outils plus qualitatifs tels que les communautés, le focus on line, les bulletins board (forum qualitatif on-line), la cocréation interactive et prospective sur des univers tels que Second Life et bien sûr les blogs. Il est important aussi d’y rajouter tous les outils d’analyse et de veille de ce qui se dit et se passe sur les blogs et forums qui sont de plus en plus nombreux. Exemple : Blog'In, un outil d'intelligence économique, qui peut aspirer le contenu des blogs selon une requête en utilisant un logiciel spécialisé, AMI, qui permet de couvrir 100% des blogs influents et 95% des autres, et fournit un tableau de bord dynamique (classement par blogs les plus influents, récurrence des thèmes abordés...) ; s’ajoute à cela du data mining pour effectuer une analyse de concepts (groupes de mots).

Il est vrai qu’on constate les avantages du Web mieux dans les études quantitatives et Internet a surtout bouleversé l’univers quantitatif. Pourtant je pense qu’aujourd’hui une attention spéciale doit être portée à au changement dans la sphère qualitative. Parce que, oui, l’entretien d’une bonne base de données est nécessaire dans le sens où on considère qu’un bon input est généralement à la base d’un bon output, c’est-à-dire plus de données on a, plus on est représentatif et moins de chance on a de se tromper. Est-ce pour autant suffisant pour prédire les tendances du futur? Les informations qu’on est capable de mesurer abondent le marché. Qu’en est-il pour celles qui ne sont pas évidentes à mesurer et dont l’automatisation de la collecte est limitée ?

La question de la qualité des données recueillies en ligne devenue un thème majeur du secteur de la recherche prend aujourd’hui tout son sens. Peut être principalement parce qu’on s’est rendu compte que l’observation, l’écoute des consommateurs est le meilleur moyen de voir ce que les ne concurrents voient pas, d’aller plus loin dans la prédiction des modes de consommation. L’étude cesse d’utiliser des méthodologies prédéfinies de recueil de données pour se lancer dans un champ d’interaction à explorer : le Web 2.0. L’ère de « questions/réponses » semble révolue. Le Web 2.0 est un véritable instrument d’interactivité avec le consommateur. Au tout début, Internet et les nouvelles technologies ont révolutionné le monde de la recherche par la possibilité de concevoir des outils automatiques de recueil de données, très efficaces et rapides, à moindre coût. Aujourd’hui c’est loin d’être satisfaisant pour la réussite des entreprises. Le Web 2.0 permet de « penser » la relation client, d’être plus proche de lui, d’investiguer. Pourtant souvent le terme investiguer est mal interprété par les entreprises et par conséquent par les consommateurs, qui perçoivent leurs actions souvent plutôt comme une intrusion dans leur vie privée qu’une tentative de dialogue enrichissant. Afin d’éviter ce malentendu et des biais possibles dans les résultats des études suite au rôle trop actif de l’entreprise, je ne vois qu’une seule réponse : arrêter de questionner et plutôt écouter ce qu’il a à raconter et à partager, le laisser être lui-même. Les vraies études n’apportent pas les réponses qu’on veut, mais sur ce que vit et veut le client. Le travail des enquêteurs aujourd’hui devrait être dirigé par la volonté de comprendre ce que signifie tout ce qui se dit est se passe sur le Web en surveillant les signaux faibles qui émergent en temps réel. Ce sont justement ces signaux à peine visibles qui révèlent les nouvelles tendances. Celui qui essaie de les capter c’est celui qui va mieux les maîtriser dans le futur. Internet et le Web 2.0 ont permis aux entreprises d’écouter le client. Le défi à venir : apprendre à écouter.

lundi 25 février 2008

Relations interentreprises et nouveaux modèles d'affaire

Les technologies d’information et de communication ont bouleversé non seulement les pratiques de communication avec les consommateurs finaux mais aussi l’organisation entière des entreprises. L’apparition de nouveaux modèles d’affaires a imposé une toute nouvelle organisation des filières industrielles en termes de matérialité des flux de produits, de localisation et d’organisation des processus de production-distribution et surtout de ciblage et de gestion de la clientèle. Ces changements ont affecté d’une part l’évolution de la structure interne des firmes mais aussi ont totalement transformé les relations interentreprises dans les filières industrielles et dans la chaîne de valeur.

La notion de « réseau » a retrouvé tout son sens et aujourd’hui l’entreprise est incapable de s’en dissocier. Des notions comme coopération et compétition qui avant étaient difficiles à associées sont aujourd’hui inter reliées à un tel point qui nous est difficile de trouver la ligne qui les sépare. L’ère de l’affrontement direct et agressif semble révolue. Place à la subtilité. La performance de l’entreprise se retrouve plus que jamais conditionnée par sa capacité de gérer les relations avec les différentes parties prenantes. La poursuite à l’intérêt ayant démontré ses limites en termes d’efficacité a été progressivement remplacé par une autre approche, bien plus efficace pour assurer la pérennité des organisations : la poursuite du bénéfice mutuel.

Qu’est ce que c’est le marketing relationnel ou plus exactement qu’est-ce qu’il est devenu aujourd’hui ?

Le marketing relationnel, c'est pour certains “tous les moyens utilisant les techniques du “below the line” et du hors-média pour toucher le client”. Pour d’autres, “le marketing relationnel ne se résume pas au below marketing”, ou même “…on peut d'ailleurs tout à fait imaginer de gérer des campagnes relationnelles passant par le mass média.” Il y a même des auteurs qui considèrent que le marketing relationnel aujourd’hui n’est qu’une nouvelle version « haute technologie » du marketing traditionnel. Or, à force d’être de plus en plus performants et compétitifs, les entreprises ne réussissant pas à se servir correctement des nombreux avancés technologiques, le marketing relationnel perdant ainsi l’efficacité qui est à l’origine de son succès.

Il est intéressant de voir comment cette nouvelle catégorie de marketing à la base focusé autour du client au fur et à mesure a perdu de sa spécialité pour se repositionner sur les bases traditionnelles du marketing produit. La notion de « mass cutomization » s’est révélé la formule gagnante pour chaque entreprise qui veut atteindre ses clients d’une façon personnalisée et différente, tout en étant rentable. Pourtant, au lieu d’essayer de progresser sur la première partie, la plupart des organisations se sont laissé enchanter par le retour sur investissement incroyable du CRM. La notion même de “relationnel” est devenue complètement abstraite, synonyme de flux continu de messages publicitaires (« informatifs ») plus ou moins ciblés. Les nouvelles technologies et Internet ont été à la base de la révolution dans la communication avec les clients. C’est super ! Mais c’est l’étape en aval du marketing relationnel. En amont, toute la méthodologie de connaissance client ainsi que tous les dispositifs de retours clients se retrouvent complètement oubliés. Le cercle vertueux dans lequel la connaissance client optimise l'action de communication et les retours de l'action enrichissent la connaissance n’est plus présent dans la version actuelle du MR.

Dans le monde du demain, une place sûre sur le marché auront seulement les entreprises qui voient aujourd’hui dans le CRM plus qu’une exploitation rentable de nouveaux supports de communication. Oui, Internet a donné au marketing relationnel une dimension nouvelle qui n’a pas fini de transformer notre manière d’interagir avec les consommateurs, mais pour assurer leur pérennité ce changement des méthodes devrait être poussé avant tout par un changement de la philosophie entière de l’entreprise. Plutôt que de dépenser toute son énergie dans la gestion de bases de données et des différents dispositifs du CRM, l’entreprise devrait se concentrer surtout sur la gestion de la connaissance client qui est au centre de l’ensemble des ces mêmes dispositifs.

mardi 5 février 2008

Microsoft: le géant informatique qui essaie (beau) de se battre sur tous les champs ...

Après le lancement de l'OPA hostile sur yahoo!, les autorités du marché (Americain et Européen) pourraient empêcher l'opération, craignant la menace de la libre concurrence. Pourtant d'autre part on se demande si on laisse faire Microsoft (encore cette fois-ci), dans les années à venir celà affaiblirait le géant américain encore plus. Depuis des années Microsoft essaie d'être présent sur tous les champs de bataille, pris dans cet engouement à la diversification. Pourtant désormais il devrait faire face de plus en plus souvent à des consurrents hyper-spécialisés dans leurs domaines. Or, c'est OPA sur Yahoo!, est-ce une opportunité pour Microsoft ou plutôt pour ses consurrents?

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/02/05/
un-rachat-de-yahoo-par-microsoft-comporterait-de-nombreux-risques_
1007501_651865.html#ens_id=1006226

lundi 4 février 2008

L'internaute: un véritable producteur de contenus

Comme dans mon billet sur le profil de nouveau e-consommateur, je voudrais bien souligner le fait qu'aujourd'hui l'internaute passé d'un "simple consommateur de contenus" à un véritable producteur d'information. Les outils technologiques étant plus accessible il est plus autonome. Cette liberté lui a permis de prendre l'initiative et de ne plus rester dans le rôle d'un simple réceptur de flux continus d'information de la part des entreprises. Il veut s'exprimer et partager ses expériences vis-à-vis d'une entreprise. Alors je vous propose de voir quel est le cycle de vie d'un billet de blog!
http://www.wired.com/special_multimedia/2008/ff_secretlife_1602

L’évolution du profil de l’internaute : vers une plus grande autonomie

En dehors du profil socio-démographique de l’internaute actuel que les différentes entreprises de sondages et panel s’arrachent à mettre à jour pratiquement tous les six mois, il me semble plus important de voir quelles sont les principales motivations de l’e-consommateur. Comment il a évolué ces derniers années et quelle sont les tendances pour demain ?

L’accès à l’information étant aujourd’hui presque illimité et gratuit, certains voient Internet comme le principal coupable à cet engouement à « la Toile » qui a fait de l’internaute un simple consommateur de contenus. Peut-être c’était le cas encore il y a des années. Pourtant on oublie une des principales dimensions de cet espace « diabolique » : l’interactivité. Les internautes actuels sont non seulement des acteurs actifs du monde virtuel, mais ils sont aussi de véritables producteurs de contenus. Les plateformes virtuelles qui ont fait « un vrai tabac » sont ceux qui constituent un terrain de jeu libre pour les e-consommateus. Les blogs et des sites comme Youtube et SecondLife ont permis de mettre en ligne leur propres créations, ainsi qu’à les faire connaître à tout leur entourage et même de les éditer. Même les entreprises ont délaissé le broadcast traditionnel pour ce nouveau média participatif, apparemment beaucoup plus efficace.

Par ailleurs, les internautes d’aujourd’hui sont moins techniciens qu’hier. Ceux qui voulaient communiquer et partager leurs contenus il y a cinq ans devaient créer leur propre site, avec des outils et des connaissances sur lesquels il fallait passer beaucoup de temps. Aujourd’hui, les outils se sont simplifiés à l’extrême, et la technologie a aussi beaucoup évolué pour rendre la création accessible à tous. Pensez simplement aux appareils photos intégrés dans les mobiles, à la démocratisation des caméscopes numériques, etc.

Si on regarde au-delà de 5 ans, l’internaute sera surtout un individu beaucoup plus autonome, davantage maître de sa consommation, avec un changement radical des « mass médias » et des commerces qui seront contraints de rivaliser sur bien d’autres choses que le prix.

dimanche 27 janvier 2008

Elegy on the death of marketing

Deux auteurs, Holbrook et Hulbert ont écrit "L'élégie sur la mort du marketing". Pour eux le marketing trouve sa nécessité dans l'écart qui existe entre le producteur et le consommateur. Tant que cette séparation existe, le marketing est indispensable pour assurer la pérennité des entreprises. Pourtant selon eux, la révolution "informationnelle" et l'introduction d'Internet dans le "business model" des organisations ont estompé cet écart: les consommateurs étant plus informés et faisant désormais partie intégrante de tout le processus marketing. Oui, Internet a révolutionné l'économie, et est-ce pour autant qu'on peut considérer le marketing comme étant mort? Au contraire, je pense que c'est plutôt une renaissance! A suivre ...


J'ai essayé de mettre le lien, ça marche pas. L'article se trouve sur Emerald, qui est un site payant. J'ai la version pdf enregistrée sur mon ordi, mais j'arrive pas à la pubier dans mon blog. Je l'ai mis aussi dans la rubrique pointeur sur le site du cours, mais là aussi, quand on clique une page avec nom d'utilisateur et mot de passe s'affiche. Si quelqu'un a des idées ...


Internet : avantage ou inconvénient pour nous, les consommateurs, et pour nous, les futurs gestionnaires

Au lieu de dire qu’Internet soit juste un changement de moyens à la création de la valeur (M. Porter), je préfère considérer que c’est une révolution au même titre que la révolution industrielle.


Internet : avantage ou inconvénient pour nous, les consommateurs, et pour nous, les futurs gestionnaires (j’espère !)

Pour les entreprises, je pense que c’est un avantage à condition de pouvoir se l’approprier correctement, de savoir comment s’en servir afin de retirer leur plus grand bénéfice possible. Internet a donnée aux organisations une dimension nouvelle de leurs relations avec les clients. De toute évidence, pas toutes ont compris le message, puisque certaines d’entre elles n'ont pas fini de transformer leur manière d'interagir avec les consommateurs. Les clients, leur profil, leur comportement, leur appartenance à tel ou tel segment se retrouvent oubliés à tel point que l’entreprise ne retient plus que leurs exigences de “relations” plus ou moins personnalisées. La notion même de “relationnel” est devenue complètement abstraite, synonyme de flux continu de messages publicitaires « informatifs » plus ou moins ciblés. Pour une partie importante d’entre elles l’approche relationnelle consiste dans un simple politique d’entretien et de gestion de bases de données. A l’inverse, pour les organisations qui l’ont intégré dans leur « business model » c’est plus qu’un simple avantage par rapport à la concurrence, c’est tout simplement leur « raison d’être » sur le marché (ex : les compagnies aériennes low cost,). Demain, Internet avantagera les entreprises qui réussissent à anticiper pour mieux s’adapter à un environnement où tout devient possible et tout est permis. Est-ce qu’on peut dire qu’un tel environnement dynamique a donnée une toute nouvelle dimension à des notions comme celle de « l’image de marque » ? Oui ! Des noms d’entreprise venu du nulle part ont déjà fait ses preuves pour démontrer aux grands que la réputation, construite pendant des décennies peut être perdue en quelques années ? Est-ce pour autant on peut dire que le prix plus bas est la principale motivation d’achat des internautes ? Certainement pas ! Est-ce le fait d’avoir son île imaginaire sur Second Life fait de nous des robots à la recherche de la simplicité et de la fonctionnalité ? Peut-être pour une partie, mais je pense que plus que jamais nous sommes à la recherche de l’émotion et de l’expérience, qu’on contraint à obtenir par des méthodes traditionnelles.


Et le consommateur ? « On dit » qu’Internet a donné un grand pouvoir aux consommateurs : ils sont plus informés sur la concurrence, sur les produits, sur les prix. La balle est dans leurs mains maintenant et ce sont eux qui décident à quel moment et à qui la lancer. La question est à quel prix ? Une fois ayant été sollicité par le client (simple visite sur leur site ou transaction), c’est à la hauteur des entreprises qui de tirer leur épingle du jeu. Plus les consommateurs se servent des nombreux avantages que proposent Internet et les technologies en multipliant leurs recherches (site, forum, discussions) et leurs achats, plus les entreprises collectent des données sur eux. Les services offerts par les plates-formes de mise en relation sont le plus souvent proposés gratuitement en contrepartie d'une utilisation commerciale de nos données personnelles. Quelle est la possibilité nos données de terminer dans une base d’un grand groupe de marketing interactif aux dents longues qui reprendra cet unique actif ?


Peut être que le consommateur a commencé à prendre conscience de son nouveau pouvoir face à la manipulation des marques, mais une grande partie des entreprises ont compris, elles aussi que plus il s’en sert, plus leurs chances de « l’atteindre » se multiplient.