Les technologies d’information et de communication ont bouleversé non seulement les pratiques de communication avec les consommateurs finaux mais aussi l’organisation entière des entreprises. L’apparition de nouveaux modèles d’affaires a imposé une toute nouvelle organisation des filières industrielles en termes de matérialité des flux de produits, de localisation et d’organisation des processus de production-distribution et surtout de ciblage et de gestion de la clientèle. Ces changements ont affecté d’une part l’évolution de la structure interne des firmes mais aussi ont totalement transformé les relations interentreprises dans les filières industrielles et dans la chaîne de valeur.
La notion de « réseau » a retrouvé tout son sens et aujourd’hui l’entreprise est incapable de s’en dissocier. Des notions comme coopération et compétition qui avant étaient difficiles à associées sont aujourd’hui inter reliées à un tel point qui nous est difficile de trouver la ligne qui les sépare. L’ère de l’affrontement direct et agressif semble révolue. Place à la subtilité. La performance de l’entreprise se retrouve plus que jamais conditionnée par sa capacité de gérer les relations avec les différentes parties prenantes. La poursuite à l’intérêt ayant démontré ses limites en termes d’efficacité a été progressivement remplacé par une autre approche, bien plus efficace pour assurer la pérennité des organisations : la poursuite du bénéfice mutuel.
