mercredi 12 mars 2008
“On the Internet, nobody knows you’re a dog.” ... true?!
www.nytimes.com/2008/03/10/technology/10privacy.html?_r=2&hp&oref=slogin&oref=slogin
mercredi 5 mars 2008
Apprendre à écouter le consommateur ... Internet l'a rendu possible, mais pas évident
Rares sont les domaines qui n’ont pas recours aux études en line. Les raisons : budgétaires, logistiques, recueil automatique et facilité des données, délai de réponse, précision des informations, instantanéité et interactivité des messages, observations directe, moins de distance avec le consommateur,
Les outils et les méthodologies de recherche sont aussi nombreux que les raisons et sont constamment repensés. En commençant par les access panels on line, les omnibus, les hybrides de type VAMP (Virtual Anthropology on Micro Panel : échantillon de panélistes on line qui répond à un questionnaire quantitatif et interagit avec un animateur sous forme de chat) et en passant par les outils plus qualitatifs tels que les communautés, le focus on line, les bulletins board (forum qualitatif on-line), la cocréation interactive et prospective sur des univers tels que Second Life et bien sûr les blogs. Il est important aussi d’y rajouter tous les outils d’analyse et de veille de ce qui se dit et se passe sur les blogs et forums qui sont de plus en plus nombreux. Exemple : Blog'In, un outil d'intelligence économique, qui peut aspirer le contenu des blogs selon une requête en utilisant un logiciel spécialisé, AMI, qui permet de couvrir 100% des blogs influents et 95% des autres, et fournit un tableau de bord dynamique (classement par blogs les plus influents, récurrence des thèmes abordés...) ; s’ajoute à cela du data mining pour effectuer une analyse de concepts (groupes de mots).
Il est vrai qu’on constate les avantages du Web mieux dans les études quantitatives et Internet a surtout bouleversé l’univers quantitatif. Pourtant je pense qu’aujourd’hui une attention spéciale doit être portée à au changement dans la sphère qualitative. Parce que, oui, l’entretien d’une bonne base de données est nécessaire dans le sens où on considère qu’un bon input est généralement à la base d’un bon output, c’est-à-dire plus de données on a, plus on est représentatif et moins de chance on a de se tromper. Est-ce pour autant suffisant pour prédire les tendances du futur? Les informations qu’on est capable de mesurer abondent le marché. Qu’en est-il pour celles qui ne sont pas évidentes à mesurer et dont l’automatisation de la collecte est limitée ?
La question de la qualité des données recueillies en ligne devenue un thème majeur du secteur de la recherche prend aujourd’hui tout son sens. Peut être principalement parce qu’on s’est rendu compte que l’observation, l’écoute des consommateurs est le meilleur moyen de voir ce que les ne concurrents voient pas, d’aller plus loin dans la prédiction des modes de consommation. L’étude cesse d’utiliser des méthodologies prédéfinies de recueil de données pour se lancer dans un champ d’interaction à explorer : le Web 2.0. L’ère de « questions/réponses » semble révolue. Le Web 2.0 est un véritable instrument d’interactivité avec le consommateur. Au tout début, Internet et les nouvelles technologies ont révolutionné le monde de la recherche par la possibilité de concevoir des outils automatiques de recueil de données, très efficaces et rapides, à moindre coût. Aujourd’hui c’est loin d’être satisfaisant pour la réussite des entreprises. Le Web 2.0 permet de « penser » la relation client, d’être plus proche de lui, d’investiguer. Pourtant souvent le terme investiguer est mal interprété par les entreprises et par conséquent par les consommateurs, qui perçoivent leurs actions souvent plutôt comme une intrusion dans leur vie privée qu’une tentative de dialogue enrichissant. Afin d’éviter ce malentendu et des biais possibles dans les résultats des études suite au rôle trop actif de l’entreprise, je ne vois qu’une seule réponse : arrêter de questionner et plutôt écouter ce qu’il a à raconter et à partager, le laisser être lui-même. Les vraies études n’apportent pas les réponses qu’on veut, mais sur ce que vit et veut le client. Le travail des enquêteurs aujourd’hui devrait être dirigé par la volonté de comprendre ce que signifie tout ce qui se dit est se passe sur le Web en surveillant les signaux faibles qui émergent en temps réel. Ce sont justement ces signaux à peine visibles qui révèlent les nouvelles tendances. Celui qui essaie de les capter c’est celui qui va mieux les maîtriser dans le futur. Internet et le Web 2.0 ont permis aux entreprises d’écouter le client. Le défi à venir : apprendre à écouter.
